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Après une histoire riche en rebondissements, où les régions qui le constituent ont connu une diversité de régimes totalitaires qui se sont successivement rassemblés ou séparés, le Népal devint une monarchie constitutionnelle en 1990. L’instabilité politique, déjà latente, prit alors de l’ampleur à partir de 1996, où une insurrection menée par le Parti communiste du Népal (maoïste), la « guerre du Peuple népalais », apparut notamment dans les campagnes. Celle-ci luttait pour l’abolition de la monarchie et des établissements féodaux, afin d’établir une « république populaire ». L’arrivée sur le trône de Gyanendra, personnage déjà très impopulaire, aggrava la situation lorsque celui-ci chercha à exercer un pouvoir personnel en suspendant les libertés fondamentales et le parlement. En avril 2006, une grève générale en faveur de la démocratie finira par faire céder le souverain. Le parlement fut alors rétabli dans ses droits le 24 avril, et durant le mois de mai suivant, retira au monarque la majorité de ses prérogatives. En 2007, un nouveau gouvernement de transition est mis sur pied, composé de représentants des principaux partis politiques népalais dont cinq ministres appartenant à l’ex-guérilla maoïste. Le 28 décembre, le Parlement provisoire approuve, à 270 voix contre 3, une résolution prévoyant de faire du Népal « un État fédéral, démocratique et républicain », après l’élection d’une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle

constitution définitive. Celle-ci est élue le 10 avril 2008 et voit la victoire relative des maoïstes qui remportent plus du tiers des 601 sièges. La séance inaugurale de cette assemblée durant laquelle la monarchie a été abolie et remplacée par une République a eu lieu le 28 mai 2008. Le 21 juillet suivant, cette assemblée élit Ram Baran Yadav, membre du Congrès népalais, à la Présidence de la République.